La tension monte entre le Vatican et la Maison Blanche. Le pape Léon XIII a affirmé n’avoir « aucune crainte » face à Donald Trump, après une série d’attaques virulentes du président américain visant le souverain pontife.
À l’origine de cette passe d’armes : la position ferme du pape contre la guerre américano-israélienne contre l’Iran. Depuis plusieurs semaines, il multiplie les appels à la paix, dénonçant une escalade dangereuse au Moyen-Orient.
De son côté, Donald Trump n’a pas mâché ses mots. Sur Truth Social, il a qualifié le pape de « faible en matière de criminalité » et « catastrophique en politique étrangère », enflammant immédiatement la sphère médiatique.
La polémique a pris une nouvelle dimension lorsque le président a partagé une image générée par intelligence artificielle le représentant comme Jésus-Christ, provoquant une vague d’indignation chez de nombreux fidèles.
Il est allé encore plus loin en affirmant que le pape devait sa nomination à lui : « Si je n’étais pas à la Maison Blanche, Leo ne serait pas au Vatican. »
Face à ces attaques, le pape reste mesuré. « Je ne veux pas entrer en débat avec lui », a-t-il déclaré, préférant éviter l’escalade.
En déplacement vers Alger, il a réaffirmé sa ligne : la paix avant tout. « Je continuerai à m’élever contre la guerre », a-t-il insisté, dénonçant les souffrances des populations civiles.
« Il y a trop d’innocents qui meurent. Il existe une meilleure solution. »
Un affrontement symbolique entre deux visions du monde : la confrontation politique d’un côté, et l’appel au dialogue de l’autre.