Publie le 2016-10-21 13:43:00

JUSTICE : L’Afrique du Sud annonce son retrait de la CPI




Après la parole, place aux actes.
Un an après avoir menacé de quitter la Cour pénale internationale (CPI), l'Afrique du Sud a notifié aux Nations Unies son retrait du statut de Rome.

En effet, dans une lettre adressée à Ban-Ki Moon signée par la ministre des Relations internationales, Maite Nkoana-Mashabane, Pretoria estime que « ses obligations au regard de la résolution pacifique des conflits étaient parfois incompatibles avec l’interprétation donnée » par la CPI.
Conformément à la procédure, le retrait sera effectif un an après que les Nations unies ont reçu notification du retrait.

Les raisons

L’Afrique du Sud avait manifesté il y a déjà un an l’intention de quitter la CPI après les critiques émises à son encontre pour ne pas avoir exécuté un mandat d’arrêt lancé contre le président soudanais Omar Al-Bachir, accusé de génocide et de crimes de guerre. Alors qu’un tribunal de Pretoria interdisait au Soudanais de quitter le territoire sud-africain, Jacob Zuma était passé outre la décision de justice, laissant Omar el-Béchir reprendre son avion.

En Activité depuis juillet 2002 et composée de 124 Etats membres, la CPI (Cour Pénale Internationale) est la première juridiction jouissant d’une compétence internationale permanente pour juger les cas de crime de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre.
Cependant, plusieurs pays africains reprochent à cette instance créée par le traité de Rome en 1998 de ne cibler que des personnalités du continent.

En janvier, lors d’un sommet de l’Union africaine, les chefs d’Etat avaient ainsi adopté une proposition du Kenya, dont le président a eu maille à partir avec la juridiction installée à La Haye, d’élaborer « une feuille de route pour un retrait de la CPI » pour les 34 pays du continent signataires du traité de Rome.

A qui le Tour ??

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